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                                                          Notre tâche aujourd’hui


« ... empêcher que le monde se défasse. »   Albert Camus  (discours à Stockholm, 1957).   

La société change.  Certains parleront de fascisme ou de totalitarisme, d’autres, de société de surveillance. Pour d’autres encore, prompts à l’euphémisme, ce ne serait qu’une politique autoritaire de circonstance  car que voulez-vous il y a l’épidémie, la guerre contre le virus, nous ne sommes ni en Chine ni  dans l’Allemagne hitlérienne, arrêtez votre complotisme,  et allez vous faire vacciner, remettez le masque !
Observons ce qui a changé en un peu moins de deux ans. Une chute dans une autre époque. Dégradation, à plus d’un titre. L’obligation « vaccinale » se fait avec un produit en phase expérimentale, aux effets secondaires, malgré les mensonges d’État, avérés. Qu’est donc devenu le fameux « principe de précaution » ? Le pouvoir exécutif s’est assis dessus, comme sur la Santé Publique en continuant  à fermer des lits même au plus fort de l’épidémie, au printemps 2020, ce qui soit dit en passant suffit à le discréditer. Toujours appuyé par le Conseil Constitutionnel dont le Président est l’homme responsable -mais pas coupable- du scandale du sang contaminé il y a une trentaine d’années et également père du directeur du cabinet américain Mc Kinsey qui pilote en France la crise sanitaire, l’exécutif s’est assis  sur bien d’autres principes de la constitution! Le pouvoir  fait jouer un  déferlement de propagande servie par une presse aux ordres , un déferlement de manipulation, un étouffement, une répression, une forclusion de réelles informations (les données de la pharmacovigilance, par exemple, sans même parler du Pfizergate!). Des chroniqueurs grassement payés se relaient sur les écrans, des médecins vedettes, incarnant l’Autorité,  doublement payés par les chaînes de télé qu’ils squattent et par les labos, ici et cela, mentent sur des médicaments génériques, promeuvent leurs produits discrédités par l’OMS ou encore en cours de validation, répètent des injonctions vaccinales. Ils vendent le  passe à l’opinion,  passe dit « sanitaire »  mais, de fait,  passe vaccinal. Mieux encore, comme on l’appelle en Italie : « green pass », pour la mise en place d’un flicage numérique et d’une transformation de l’humain pour l’adaptation de ce dernier aux pénuries qui arrivent et aux grands changements environnementaux. Futur « pass social » chinois ?

Accepter ces injections immunogènes d’un fragment d’ARN m  codant pour la protéine  « spike » du premier variant du virus qui n’arrête pas de muter, pose un double problème : une question sanitaire d’abord, à poser, pour chaque personne, avec son médecin qui résulte d’un consentement éclairé après une réelle information sur ce qu’est ce candidat « vaccin » ; ensuite une question de contrat social, d’autant plus que les questions de la solidarité et  de la responsabilité sont renvoyées avec insistance aux « antivax ». Le pouvoir clive le peuple et désigne à la vindicte populaire des boucs- émissaires. Tout cela se fait avec autant d’arrogance que de fatuité : regardez-les, disent-ils,  ...ils sont égoïstes, n’ont pas le sens de la solidarité, du collectif. Quel renversement obscène. Le loup crie au loup.
Machiavel donnait des conseils au Prince : Divisez, pour mieux régner !
Mais pourquoi la gestion de la santé publique est-elle classée ainsi « secret défense » ? si les problèmes liés à ces injections finissent par émerger majoritairement dans l’opinion, les responsables seront connus dans 50 ans ! Pourquoi les contrats passés entre la Commission européenne (l’exécutif européen) et les laboratoires, contrats pour l’achat à prix d’or de quantités phénoménales de doses de candidats- vaccins  (au printemps dernier, l’affaire était pliée, le pouvoir ne pouvait revenir en arrière, il ne restait qu’à écouler la marchandise, vacciner et revacciner!) ces contrats ayant été signés avant même une autorisation de mise sur le marché (AMM)? Pourquoi caviarder ces contrats  rendus ainsi illisibles ? Personne ne sera responsable devant l’hécatombe qui commence (voyez les données de la pharmacovigilance). Les vaccinocrates  n’ont pas l’ombre d’une crédibilité, à moins d’avoir un peuple contraint, sidéré ou sous hypnose! Suivez l’argent, comme le disent les anglo-saxons… on a vu tout récemment la Présidente de la Commission européenne et le DG de Pfizer s’enlacer à New York lors d’une remise de prix au laboratoire. Open bar dans le monde de la distanciation sociale pour fêter les profits de Big Pharma ! L’hyperclasse dominante s’éclate avec le pouvoir politique. Les bras nous en tombent. Qui est « complotiste » ? Certains n’ont même pas à se cacher.

Le secret et la protection juridique sont d’excellentes méthodes pour masquer les responsables.  En santé publique, la transparence doit être de mise. Il y a de quoi s’inquiéter, d’autant que les données de la pharmacovigilance, consternantes,  n’interrogent pas la presse mainstream et sont bannies des plateaux de télé. Tout est fait pour fabriquer le consentement : déferlement de fake news par les médias serviles appuyant, par exemple l’interdiction de traitements précoces efficaces et peu chers, étouffement d’informations qui casseraient la propagande si elles étaient davantage diffusées, stigmatisation des non-vaccinés, extorsions de consentement – « quasi-viol » des corps… tu te fais piquer ou tu meurs socialement, et on pense interdire l’accès aux supermarchés aux opposants !  Les camps de non-vaccinés, c’est pour bientôt ? En attendant les non-vaccinés ont une  vie sociale réduite et ne peuvent même plus, souvent, travailler.

 Pourtant il n’y a pas de raison d’accepter cette vaccination. Il n’y a pas de raison pour que des injections promues par un laboratoire, véreux - et de notoriété publique,  des injections dont l’ensemble de ce qu’on voit depuis plus d’un an montre que la balance bénéfices/risques n’est pas, pour le moins, concluante, et certainement pas pour les moins de 50 ans sans grosses comorbidités, et absolument pas pour les moins de 20 ans sans grosses comorbidités,  il n’y a pas de raison pour que ces injections, à répétition, soient acceptées. D’autant que ces injections n’arrivent  à juguler ni la contagion ni même la maladie : les « médias-mensonges » (selon le mot de Michel Collon) eux-mêmes doivent l’admettre. Donc structurer ce pass sanitaire sur la « vaccination » comme en ce moment, ça ne marche pas. Le pass sanitaire se targuait, au départ, d’ une dimension objective : éviter les contaminations. Mais ça ne marche pas. Pour sortir, les « vaccinés » devraient se faire tester tout autant que les « non-vaccinés »…
Le pass sanitaire avait surtout, dès le départ, cette  volonté de contrôle de la population, cette volonté qui s’affirme aujourd’hui, de plus en plus. Une volonté qui s’affirme dans les plus grands scandales, dont celui du scandale du pass sanitaire pour les soignants, car un soignant a moins de risque de transmettre le virus s’il fait un test tous les trois jours que s’il est vacciné et pourtant celui qui fait un test tous les trois jours n’a pas le droit de travailler. Et aujourd’hui, la durée de validité des tests est réduite à une journée pour les non-vaccinés.

On peut s’étonner de l’absence de réaction du peuple. Absence de réaction devant les nombreux morts du vaccins, devant les estropiés du vaccins et de tous ces jeunes dont l’espérance de vie est tristement réduite. Pour dire les choses simplement, nos dirigeants sont des assassins. Certains médecins, certaines institutions  et lieux de pouvoir sont toxiques et destructeurs : ils devraient être traités comme tels. Le peuple est sidéré, lassé de cette situation, entre ces annonces gouvernementales qui se contredisent et ces mensonges répétés. Le peuple  veut  simplement vivre alors que les conditions matérielles se durcissent. Il y a bien des manifestations nombreuses, mais elles sont  peu relayées et surtout très minorées par les médias serviles, les chiens de garde du pouvoir et pour la population sous hypnose médiatique, il ne se  passe plus rien, il n’y a plus rien à voir et l’on veut passer à autre chose. Les opposants au système, tout comme, très souvent, les autres,  ne veulent pas être bipés avant d’aller au ciné, au bar prendre un café, dans un train, mais les manifs sont moins grosses qu’à l’été dernier. C’est que l’État contrôle la rue, et  de manière de plus en plus violente! Alors,  manifester n’est sans doute plus la forme la plus efficace de la guerre que nous devons mener contre l’État, une guerre d’auto-défense car lui la mène déjà contre nous. Pinocchio-roi l’a dit : « nous sommes en guerre », mais  sans nommer les véritables belligérants. Le virus a bon dos...
Les flics tirent à balles réelles sur les antipassepasse en Hollande, et pourtant ce pays n’est ni l’Allemagne de 1933, ni la Chine d’aujourd’hui. On aurait pu attendre une condamnation par nos belles âmes « de gauche ». Mais la « gauche », même écologique sauce EELV, fait partie du problème, et s’est enthousiasmée, dans sa grande majorité, pour les vaccins à ARNm, au nom du « progrès », nonobstant les condamnations nombreuses des laboratoires sur le plan international, le scandale de l’interdiction des traitements précoces en France, l’interdiction de prescription des médecins, les conflits d’intérêts et les données de la pharmacovigilance.  Peut-être doit-on s’attendre, prochainement,  à des saisies sur les pensions des retraités non conformes ?  On peut s’attendre à tout.
Ces injections sont un moyen de mettre en place, ou plutôt d’approfondir, la surveillance généralisée dans le cadre du néolibéralisme globalisé. Je n’irai pas jusqu’à dire qu’il y a une volonté de réduire la population, mais  si l’on tient compte de la gestion  qui n’a de « sanitaire » que le nom, du cynisme et de la prédation des classes dirigeantes - vous savez le fameux « les gens qui ne sont rien »- entre la logistique des GAFAM et les appareils d’État infiltrés par l’oligarchie mondialisée, je ne sais que penser. Tout avait  pourtant commencé avant cette accélération.

Car qui a protesté lorsque Google s’est mis à filmer rues, routes et maisons à la fin des années 2000 pour les mettre en libre-accès sur internet ?
Qui a protesté lorsque la même multinationale et d’autres filment depuis des satellites tout l’espace terrestre avec une définition prodigieuse, à l’insu complet des simples citoyens ? Qui a protesté lorsque les téléphones portables furent transformés en mouchards géolocalisant leurs utilisateurs ? Qui a protesté contre le fichage généralisé des utilisateurs d’internet ? Qui a protesté contre les compteurs-espions Linky et autres Gazpar ? Qui a protesté lorsque tous les services de la vie courante ont été transférés sur internet, de la déclaration d’impôts à la Sécurité sociale ? Qui a protesté contre la nouvelle carte d’identité électronique et biométrique entrée en vigueur début août dernier et qui est, délicatesse insigne, selon la communication même du gouvernement « au format carte bancaire » ? Trop peu de personnes.
 Ce monde remplace le gouvernement des hommes par l’administration des choses. En Santé publique, à l’Hôpital, dans les instituts médico-éducatifs, le « pôle-soins » se réduit à la gestion de procédures : le rapport humain, le travail clinique est effacé, passe au second plan. On gère du temps, des signes et le toubib engueule le malade non-vacciné. Où est le serment d’Hippocrate ?  

Le flicage numérique avait envahi nos vies avant même l’avènement du pass sanitaire. Aujourd’hui, le pouvoir a mis cependant en place un contrôle à l’ancienne, sur pièces. Le QR code de l’être humain, considéré comme une chose, est à montrer physiquement, qu’il soit sur son smartphone ou, sur un bout de papier. Il suffirait au gouvernement de concocter une application permettant de contrôler en direct, via la géolocalisation des smartphones ou des cartes bancaires, si la personne a le droit ou non, de se retrouver dans tel ou tel endroit. Un simple SMS permettrait alors au délinquant de bien vouloir quitter les lieux, sans doute de payer une amende,  et un flic sera envoyé en cas d’obstination. Ce système plus simple susciterait moins d’oppositions que ce pass.  On s’habitue à tout, même à la laisse… Ainsi en Chine, où un système de surveillance numérique généralisé de la population est accepté, en Chine, ce pays devenu le mois dernier le leader du monde, en se basant sur le PIB,  acheter des bières au supermarché entraîne des points négatifs sur votre  compte. Trop de points négatifs ?  vous n’avez plus le droit de sortir.  Bientôt, une puce avec QR code insérée sous la peau ?
Que veut le pouvoir européen ? Que veut le système néolibéral mondialisé ?  Redéfinir ce que sont les rapports humains, sans doute, ça commence déjà, et c’est bien là sa prétention tellement énorme, exorbitante, insupportable. Cohérent avec ce projet, le gouvernement a par exemple adopté cet été la loi « bioéthique » qui autorise désormais la PMA avec tiers-donneur sélectionné par définition sur catalogue, la congélation d’ovocytes et même la création de chimères animal-homme. Le pass sanitaire numérique est une des facettes de la volonté du transhumanisme.
Une volonté de démiurge : Changer la définition de l’être humain, le numériser, le marchandiser !

 Ainsi, contester le pass sanitaire a une dimension d’éveil.  Résister permet de se  recentrer sur la construction de sa vie. On s’extrait de ces vastes expérimentations en cours d’ injections de produits immunogènes et  de ces expériences de psychologie sociale en temps réel, centrées sur l’obéissance, le conformisme et la soumission, sous la houlette du déferlement de mass-médias diffusant le même message, mondialiste, pour tuer nos voix, tuer la possibilité de penser, de construire, de s’éveiller. Ce message qui veut extraire du système le grain de sable que nous sommes.
Car nous sommes ici pour ranimer l’éveil.
Cet  éveil  qui s’étend sur tous les domaines du flicage et de la transformation en cours.
Cet éveil  qui participe de la « conservation du monde » dont parlait Albert Camus.


Christian Ghiotti  co-auteur d’Appel Antigone
Auteur, psychologue clinicien