L'échec du plan Ecophyto : le recours aux pesticides ne cesse d’augmenter. Le monde Décembre 2014.

C’est officiel : il y a toujours plus d’herbicides, d’insecticides et de fongicides dans les campagnes françaises. En moyenne, sur la période 2011-2013, les cultures ont reçu 5 % de produits phytosanitaires en plus par rapport à 2009-2011. Météo pluvieuse aidant, en 2013, l’agriculture en a même utilisé 9 % de plus que l’année précédente. Le ministère de l’agriculture l’a annoncé sur son site lundi 22 décembre, dans l’après-midi. Pour ses services qui conduisent le plan Ecophyto destiné à inciter les exploitants à changer de pratiques, l’échec est patent. Ce plan lancé en 2009 dans la foulée du Grenelle de l’environnement pour diviser par deux l’usage des produits phytosanitaires à l’horizon 2018 repose sur la bonne volonté des acteurs. Il a bénéficié de moyens considérables : 360 millions d’euros en cinq ans. Mais « les agriculteurs ne se sont que très marginalement appropriés » les exemples de cultures à la fois économes et performantes et les divers outils qui leur sont fournis, constatent les rédacteurs de la note 2014 de suivi d’Ecophyto. Du côté des collectivités locales, en revanche, des jardiniers amateurs et autres utilisateurs de phytosanitaires en dehors de l’agriculture de réels progrès ont été accomplis. A lire sur le site du Monde.

 

 

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Lenglet le valet de la croissance explique dans Le Point que c'est la décroissance qui pollue, véridique. A mettre dans le betisier des croissancistes acharnés. Il réaffirme à cette occasion les contre vérités les plus fatiguées : "Ce n'est pas l'absence de croissance qui rendra le monde propre, mais la hausse du niveau de vie mondial et les progrès de la science et de la technologie." c'est à ne pas lire ici.

 

 

Nos vies valent plus que des pourcentages

Un morceau de bravoure de la croyance croissanciste, c'est sur économie matin (décembre 2014)...

"Depuis 20 ans, la France avait semblé avoir perdu toute capacité d'évoluer. Comme figée dans l'immobilisme. Le manque de décision courageuse de la part de notre collectivité a fini par la scléroser. Toutes les forces vives de notre pays doivent saluer le courage dont fait preuve Emmanuel Macron à travers son projet de loi. Il y a en France un incontestable besoin de réformes structurelles. Ce que les Allemands ont fait il y a dix ans, les Français le font aujourd'hui. En modernisant de nombreux secteurs d'activité de notre économie, à l'image des Transports, des professions réglementées ou encore du commerce de détail, le projet de loi dit Macron, présenté ce mercredi en Conseil des ministres, est porteur de la croissance que nous devons arracher avec les dents. La France peut ainsi récupérer 1% de croissance de son PIB. Comment s'en priver ? La France n'a pas à avoir la réforme honteuse. La France n'a pas à céder devant les forces conservatrices de tous bords qui n'ont pas manqué de s'exprimer."

 

 

La multiplication artificielle des échanges

 

« A Dinan,en 1745, on se plaint au maire qui est alors à Paris que la police est négligée, les rues pleines de boue et que les prix fixés ne sont pas respectés : "[...] le poisson, la volaille et le gibier ne sont point apportés au lieu destiné pour les vendre. Les regrattiers les achètent à l'entrée des faubourgs, en sorte que les habitants n'en peuvent avoir de la première main." » (entretien avec Laurence Fontaine, L'Histoire n°399, avril 2014)

Pour le spéculateur – au sens large –, pour les marchands, permettre à tous d'acheter ce que bon lui semble où il le souhaite et quand il le souhaite, et permettre à tous de revendre ce que bon lui semble où il le souhaite quand il le souhaite, cela s'appelle "faciliter les échanges". Mais, du point de vue du producteur comme du point de vue du consommateurs, qui voient tous les deux arriver d'inutiles intermédiaires, il s'agit bel et bien d'une complexification des échanges...

Lire l'article sur mediapart (20 avril 2014)

 

 

 

La dépolisation, une insurrection urbaine

Une étude du laboratoire d'urbanisme insurrectionnel reconstituant la croissance parisienne et proposant un prrjet de dépolisation en totale opposition avec le projet de grand Paris :

"Contre les scénarios fondés sur un processus de périurbanisation « en profondeur », ce scénario exprime quant à lui une logique radicale de sortie du modèle urbain métropolitain, fondé sur une décroissance assumée et une recherche de la soutenabilité environnementale à l’échelle des voisinages. L’individu, inscrit dans sa (ou ses) communauté(s) devient l’acteur essentiel de la mise en place d’un habitat résilient, économe en intrants par allégement des contraintes d’infrastructures collectives et urbaines. Les espaces humains dépolisés se déploient donc comme des assemblages faiblement territorialisés (au sens des territoires légitimes de la période précédente) d’entités de voisinages multicentrées, chaque résidence individuelle constituant un centre [...] Comment concevoir une réorganisation spatiale de la société fondée sur la dédensification urbaine, la décroissance relative, la prédominance des cycles courts, le centrage sur les communautés locales, la diminution relative des déplacements de biens et de personnes, la systématisation de la dématérialisation de certaines pratiques et fonctions  ? Que pourrait être une organisation spatiale dédensifiée à faible intensité de financement public et de consommation de capital et à haute soutenabilité environnementale  ? Quelles sont les formes politiques permettant d’assurer la promotion de la consultation systématique des populations locales sur les choix de proximité qui les concernent  ? Comment concilier les logiques de proximité locale et de circuits courts et la persistance de l’intérêt général d’échelle plus globale  ? Plus généralement, comment inventer une conception nouvelle de la justice spatiale et de l’équité, compatibles avec (la post- et) la dépolisation  ?" Lire l'article ici

 

 

La croissance urbaine de l'Ile de France et ses conséquences en quelques secondes

 

 

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