D'après le journal "Le Monde", si on peut envisager une amélioration du stockage de l'électricité pour les voitures ou des sites isolés, "à moyen terme, les batteries lithium-ion n'offriront pas de solution de stockage de masse pour un grand réseau, comme peut le faire un barrage hydraulique" (PO Rouaud, "les batteries au pas de charge" Le Monde du 7 novembre 2017).

Tout cela pour dire que l'électricité se stockant fort mal, pour arrêter le plus vite possible le nucléaire,- une catastrophe-, il ne reste que l'option "INCLUSIVE" (les scénarios de Négawatt par ex sont "EXCLUSIFS", car ils rejettent une solution qui est le fossile), c'est à dire d'accepter TOUT ce qu'on trouvera au moment de la décision politique d'arrêt du nucléaire, y compris le FOSSILE.

Ce qui n'est pas délirant quand on sait que le nucléaire ne représente que 2,5 % de la consommation FINALE d'énergie dans le monde, le remplacer par du fossile ne devrait pas changer la donne en ce qui concerne les émissions supérieures à ce que peut digérer la biosphère.

Sachant que pour réduire les émissions, il ne reste qu'une rupture culturelle, consistant à remettre en cause le pétrole et son monde : les voitures, les camions, la globalisation, l'agriculture productiviste.

Cette vision est d'autant plus pertinente lorsque l'on sait que la consommation d'électricité ne représente que 23 % de la consommation d'énergie en France (nucléaire : 19 %), rendant inévitable de changer de culture, pour réduire l'impact de la consommation d'énergie qui représente 77 % de la consommation d'énergie.

Plus que jamais il faut être "inclusif" pour arrêter le nucléaire et DECROITRE pour réduire les émissions de gaz à effet de serre.

 

Jean-Luc Pasquinet