Technologos et Décroissance idf vous invitent à une conférence-débat

La croissance est d'abord celle de l'argent, de l'argent sans « limite ».

Au coeur de la décroissance, il y a les expérimentations locales comme manières de faire de la politique autrement.

Les projets de monnaies locales complémentaires (MLC) semblent donc une parfaite occasion pour aller porter le fer de l'alternative (concrète, évidemment) au coeur du monde de la croissance. Vivre autrement les échanges.

Et pourtant, par-delà les effets d'annonce et les vagues de l'engouement médiatique, les difficultés que rencontrent les projets de MLC permettent de dégager trois axes majeurs d'interrogations :

  1. Pourquoi, même au sein de nos groupuscules "alternatifs", la technique continue-t-elle d'exercer sa fascination au point de menacer toute perspective politique de changement radical ?
  2. La voie des alternatives concrètes peut-elle réellement mener vers la sortie du monde de la croissance ?
  3. Quel serait lerôle (etleslimites) de la"monnaie"dans une société libérée de la religion de la croissance, dont l'économie serait celle du partage plutôt que de l'échange ?

Michel Lepesant (enseignant en philosophie), est à l'origine de plusieurs projets d'alternatives concrètes: une amap, une association de producteurs-consommateurs, et surtout il est l'un des trois co-fondateurs d'une monnaie locale complémentaire, la Mesure (http://monnaie-locale-romans.org/). Il se définit comme un « (p)artisan décroissant » et anime le Mouvement des objecteurs de croissance (le MOC : http://www.les-oc.info/).