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18 décembre 2014

Un bilan de la consommation "responsable" au Québéc

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Existe-t-il une consommation responsable ?

En tout cas il existe un baromètre qui mesure l'adhésion des québécois au recyclage (80%), à la consommation locale (70%), à la déconsommation (70%), au transport partagé, etc. Bien souvent il ne s'agit que d'orienter les consommateurs vers des marques considérées comme respectueuses de certains critères. En matière de déconsommation on est donc loin du compte.

L'enquête montre néanmoins que la consommation locale est une tendance de fond au Québec. Un bon point : "Le scepticisme envers les acteurs du développement durable atteint en 2014 un niveau record. D’année en année, il s’est accru. Aujourd’hui, moins de 15,0 % des Québécois ont confiance en l’engagement en matière de développement durable des entreprises !"

Accéder à la totalité de l'enquête : ici.

Le résumé sur le réseau de la simplicité volontaire québécois : ici.

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17 décembre 2014

Un débat sur la décroissance organisé par le café du COTA à Bruxelles

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Dans le cadre de sa réflexion stratégique, le COTA souhaite favoriser le débat et croiser les regards sur les modèles de société que l’on nous propose. Pour cette première édition qui s’est tenue le 23 octobre 2014 au Cercle des Voyageurs (Bruxelles), le Café du COTA a interrogé la Décroissance comme projet politique alternatif au modèle dominant actuel. Ce sujet a été abordé sous les angles suivants : la décroissance et les institutions ; la décroissance et les acteurs sociaux ; la décroissance et les rapports « Nord-Sud ».

Les invités du débat : Michèle Gilkinet est une militante belge qui s’inscrit dans la mouvance des objecteurs de croissance. Femme politique, elle est élue à la Chambre des représentants (1999-2003) en tant que députée Ecolo de la circonscription électorale de Nivelles. Elle rejoint le parti VEGA en 2013, aux côtés de Vincent Decroly. Elle est co-fondatrice du GRAPPE, Groupe de réflexion et d’action pour une politique écologique. Elle est également fondatrice du Mouvement politique des objecteurs de croissance (mpOC). Vincent Liegey est français, militant et objecteur de croissance lui aussi. Ingénieur de formation, il a travaillé dans la recherche, la diplomatie et les coopérations. Il rejoint le Parti Pour La Décroissance en 2008 et en devient l’un des porte-paroles. Il participe à la création du collectif parisien pour la Décroissance et à la réalisation d’un documentaire sur Nicholas Georgescu-Roegen. Fin 2008, avec Paul Ariès notamment, il lance l’appel Europe-Décroissance. Il habite aujourd’hui à Budapest où il effectue un doctorat à l’université d’économie et participe à la création d’un centre de recherche et d’expérimentation sur la décroissance et la transition. En 2013, il co-écrit le livre « Un projet de décroissance. Manifeste pour une dotation inconditionnelle d’autonomie » paru aux éditions Utopia.

Le débat peut être lu ici.

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16 décembre 2014

Agriculture urbaine 4 – Les cultures maraichères de Paris à travers un manuel de 1845

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« A la vue des chemins de fer qui s’établissent de toute part, à la vue des efforts de l’industrie pour obtenir de la chaleur au meilleur marché possible, il est facile de prévoir que la culture maraichère de Paris est à la veille de recevoir des modifications … ».

En 1845 dans une capitale transformée par l’industrie depuis quelques décennies et par l’avènement de l’ère ferroviaire, les auteurs (Daverne et Moreau) du Manuel pratique de la culture maraichère de Paris veulent témoigner de « la culture telle qu’elle se pratique à Paris en 1844 ».

 

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On apprendra durant la lecture que depuis la révolution française les jardins changent de noms : ceux-ci ne portent plus le nom de « marais » dans lesquels les premiers "maraichers" s’étaient établis, mais de « jardins ». En 1844 ce sont 1400 hectares qui sont cultivés au sein de la nouvelle enceinte de Paris, celle de Thiers, c’est-à-dire sur un espace équivalent à celui des limites parisiennes actuelles. La plupart des parcelles (1800 au total) couvrent trois quart d’hectares. Chaque jardin emploie 5 ou 6 personnes membres de la famille, jeunes à gages ou hommes employés à la journée. Les auteurs du manuel évaluent à près de 10 000 personnes le nombre d’employés à la culture maraichère dans Paris en 1844. On compte également autant de chevaux que d’exploitation qui servent au transport des légumes, à celui du fumier et au tirage de l’eau du puits.

 

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La rue des maraichers à Ménilmontant

 

La culture parisienne est aisée comme l’expliquent les auteurs du manuel  : « On croit assez généralement que, si nous obtenons d’aussi beaux légumes c’est que nous employons beaucoup d’engrais , c’est une erreur. Quand notre terrain est devenu en état d’être cultivé en culture maraichère nous m’y mettons plus d’engrais promptement dit. La fertilité du terrain s’entretient d’abord par les paillis et les terreautages que nous renouvelons et enterrons au moins trois fois dans l’année, ensuite parce que nous changeons autant que nous pouvons nos carrés de melons de place chaque année et que l’eau avec laquelle nous arrosons nos couches traverse le fumier et en entraine les parties fertilisantes dans la terre… »

Malgré cette culture riche et facile, l'avenir des maraichers parisiens est sombre seon ces deux auteurs du Manuel de 1845 : à chaque recul de l’enceinte parisienne les jardiniers doivent reculer aussi et abandonner des terres améliorées de longue date. D’après les chiffres donnés par Jean Michel Roy, en 1859, il n’y a plus aucun maraicher dans les 12 arrondissements centraux de la ville, la moitié étant déjà partis en banlieue (voir les deux précédents articles sur la plaine des vertus et sur l'agriculture de banlieue). Cette proportion des maraichers banlieusards est portée à 2/3 en 1873 puis 90% en 1912. Dans les années 1950 seuls deux maraîchers subsistent dans Paris.

 

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Le lien vers le Manuel de 1845.

 

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15 décembre 2014

Le système technicien selon Ellul

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Un entretien avec Ellul sur le système technicien (1977). c'est sur le site du collectif des Alpes maritimes.

Une exégèse du texte : ici.

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14 décembre 2014

agriculture urbaine 3 - La plaine des Vertus

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Les jardiniers amateurs connaissent bien l’oignon jaune paille des Vertus et le navet marteau blanc du même nom. Ces deux stars du potager tirent leur nom d’une plaine située à quelques kilomètres du centre de Paris, la plaine des Vertus située sur les communes actuelles de La Courneuve et d’Aubervilliers. Les terres naturellement humides y favorisent le développement depuis le Moyen-Age d’une culture légumière qui nourrit une grande partie de la population parisienne. Jusque dans les dernières décennies du XIXe siècle elle est une des plus grandes plaines maraichères du pays. Les maraichers parisiens repoussés par l’urbanisation y installent des exploitations prospères. On compte sur les mille hectares de la plaine cinq cents ménages paysans qui produisent les légumes du quotidien parisien : chou, navet, poireau. Des milliers de chevaux également qui permettent de conduire ces tonnes de légumes vers les Halles parisiennes et de ramener les boues d’aisance de la capitale vers les terres de banlieue.

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Trois facteurs vont mettre fin à cette suprématie : la concurrence interne à la région d’abord – celle des plaines de l’ouest parisien – la croissance urbaine qui s’accélère dans la banlieue dans la première moitié du XXe siècle (la construction de la cité des 4000 débute en 1956), l’implantation d’établissements industriels chimiques, l’ouverture du MIN de Rungis en 1969. A l’heure actuelle la production maraichère de l’ensemble du département se concentre sur quelques entreprises.

 

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Source Jean Michel Roy, historien, responsable de l'Unité Patrimoine et Arts Visuels de La Courneuve.

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13 décembre 2014

La conception rurale d'Euro Disney - quelques éléments sur les Villages Nature de Seine et Marne

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L'actualité met en évidence ces jours-ci les Villages "nature" de Seine et Marne. A l'origine du projet le groupe propriétaire des centers parcs et le groupe Euro Disney. Près de 2000 logements devraient être réalisés autour d'un plan d'eau artificiel chauffé par géothermie. Le projet doit être achevé dans 8 années mais les premiers logements seront disponibles dans deux ans. Le complexe touristique, considéré comme une clé de voute du Grand Paris, bénéficie du soutien financier et politique des autorités publiques. 

Pour connaître la "nature" du porjet rien de mieux que de lire quelques lignes de Disney Gazette : "Villages Nature est un projet d'éco tourisme, pionnier en Europe, dont le concept se fonde sur la quête de l’harmonie entre l’homme et la nature. Il pourrait se décliner sur les quatre éléments de la planète (l’eau, la terre, l’air et le feu). Sa superficie atteindrait 530 hectares développés sur une période de 15 à 20 ans, et dont 10 % seulement serait occupés par le bâti.[...] Pour résumer, les Villages Nature, c'est un peu un projet d'énorme Center Parc, qui prendrait place en droit du Davy Crockett Ranch.."

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Une critique du projet dans L'Humanité.

 

La même semaine et dans le même département un village "nature", celui de Yèbles, lance un appel au financement participatif afin de reconstruire son école installée dans des préfabriqués depuis une trentaine d'années, école jugée aujourd'hui dangereuse. l'objectif est de compléter la subvention publique insuffisante. sur ce sujet, voir l'article de la Gazettte des communes, décembre 2014

 

 

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12 décembre 2014

Agriculture urbaine 2 - Une histoire des cultures en région parisienne

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La fécondation artificielle des pétunias dans les établissements Vilmorin

 

L’origine de l'agriculture de la région est médiévale. Les zones marécageuses qui jouxtent la Seine sont alors propriétés de l’Eglise. Elles sont mises en culture maraichère afin de contribuer à l’alimentation de la ville qui n’est pas encore la capitale assurée du Royaume. Les grands jardins bourgeois et aristocratiques prolongent cette première forme de culture commerciale parisienne. A partir du XVIe siècle, les capitaux urbains investissent quant à eux les plateaux pour contribuer à faire naître la région céréalière que l’on connaît encore aujourd’hui. Les petites vallées voient se développer la polyculture (vigne, fleurs, légumes, fruits) portée par de petits paysans. Au début du XIXe siècle, l’agriculture de la région est donc variée alliant cultures commerciales et vivrières, culture spécialisée et polyculture, grandes et petites exploitations.

 

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Les vergers de Chambourcy

 

Le chemin de fer qui se déploie en France dans les années 1830-1870 favorise la spécialisation des cultures dans les différentes régions de France. Dès cette époque les essences de fleurs du Midi font décliner la culture du rosier à Fontenay, les Halles recevant
les premiers colis de fleurs de la Côte d’Azur en novembre 1871. Les producteurs de la banlieue parisienne affrontent une première mondialisation puisque les chemins de fer charrient de l’Europe du sud et du Maghreb autant que de la Provence : des fruits, des fleurs et des légumes dont la précocité vient réduire le marché des producteurs parisiens. Dès la fin du XIXe siècle les maraichers parisiens doivent adapter leur production et abandonner certaines essences de fleur et de légumes. L’exode rural est alors en plein essor. La croissance urbaine commence à repousser les maraichages vers la périphérie.

 

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Culture des roses trémières

 

Cela ne signe pas la mort de la culture parisienne (à part pour la vigne qui est victime de la concurrence autant que de l’urbanisation) mais favorise au contraire la spécialisation (cresson, champignons, pépinières). La croissance de la capitale génère de fait une demande massive en fruits et légumes, ce qui soutient le développement continu de cette agriculture paysanne parisienne dans les premières décennies du siècle. Au milieu du XXe siècle le système de vente directe (aux Halles, sur les marchés de détail) permet à la culture maraichère de faire des bénéfices records (alors que le producteur de province récupère un tiers du prix de vente, l’agriculteur parisien peut en récupérer jusqu’à 85%) et d’employer une main d’œuvre nombreuse : ce type d’agriculture périurbaine maraichère emploie dix fois plus de salariés que l’agriculture céréalière des grands plateaux. C’est aussi une agriculture familiale.

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Culture des champignons à Carrières sous bois

 

L’exploitation maraichère traditionnelle souffre cependant déjà de plusieurs problèmes : concurrence du sud comme on l’a vu mais aussi raréfaction du fumier de cheval, conséquence du déclin relativement récent de la présence de l’animal dans les villes. Les productions florales se portent au contraire très bien (œillets, roses, orchidées, bulbes, jacinthes..) et les pépinières du sud de Paris (Sceaux, Villejuif) sont désormais portées par de grandes entreprises (Truffault, Vilmorin). Des cultures irriguées prennent place sur les champs d’épandage à l’ouest de la capitale tandis que les cultures fruitières prennent le tournant de l’intensification (Chambourcy).

 

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Dans les années 1950 le bilan de cette agriculture est positif. Portée par des initiatives individuelles, elle génère une production variée liée à un marché en expansion et elle fait vivre une population importante. Elle reste largement traditionnelle dans son mode de production et réticente à adopter les méthodes modernes développées en Hollande notamment.

 

Source : Michel Philipponneau, La vie rurale de la banlieue parisienne. Etude de géographie humaine, Paris, Armand Colin, 1959.

 

Une galerie de photos de Carrières sous Poissy dans les années 1950.

 

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11 décembre 2014

Agriculture urbaine 1 - Définition

 

D'après des chiffres de 2010, 800 millions de personnes pratiquent l’Agriculture urbaine dans le monde. Sur ce total un quart le ferait à des fins marchandes. Une part non négligeable de la production alie,ntaire mondiale est donc issue de la ville (probablement près de 15 %). L'essentiel de ces espaces se situe dans les pays en développement.

Jardin au bord du Niger

On est ici en plein centre de Bamako sur les bors du fleuve Niger, au pied du "1er pont" (photo JLB). Les planches maraichères sont cultivées de deux manières : sur les bords du fleuve quand il "redescend" à partir du mois de septembre, à proximité des villas du quartier.

pasona japon

pasona japon 2

 

Dans les photos ci dessus on se trouve égalemetn en centre ville, celui de Tokyo. Pasona du nom d'une société japonaise de recrutement est une "ferme urbaine" dont la production est directement servie dans la cantine de l'immeuble. Ce modèle a le vent en poupe depuis la catastrophe de Fukushima.

Peut-on parler comme le font certains auteurs du développement de l'agriculture urbaine comme si on pouvait englober le modèle horizontal de Bamako et le modèle vertical et technophile de Tokyo ? Culture traditionnelle collective et hydroponie sont ils vraiment les deux faces d'un même mouvement de développement de l'agriculture dans les villes ?

Eco-quartiers, agriculture verticale, jardins partagés, maraichage péri-urbains, ... petit tour d'horizon des formes d'agriculture urbaine.

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sur le projet Pasona et l'agriculture verticale et techniciste japonaise on peut trouver des informations ici.

sur l'agriculture urbaine de Bamako on peut trouver des ifnormations sur le site de l'école d'agro-écologie de la ville : ici.

 

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10 décembre 2014

Mesure et démesure

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"Plus nos sociétés se livrent à cette frénésie de mesures, moins elles se révèlent aptes à respecter la mesure, au sens de juste mesure". C'est un mathématicien et philosophe qui parle, Olivier Rey dans son dernier livre Une Question de taille. La convocation de la thèse d'Illich sur les effets de seuil - les effets secondaires du développement - nous intéressera. Le problème en effet n'est-ce pas l'excroissance ? On trouve une brève critique sur le site biosphère et un article sur le livre dans Libé.

Un petit rappel de la conception illichienne de la démesure et des limites ? L'exemple de la vitesse par Etienne Verne :

Ivan Illich - Sur la vitesse ...

 

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09 décembre 2014

Un nouveau journal sur le revenu de base inconditionnel

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Un nouveau journal francophone de 20 pages tiré à 60 000 exemplaires, distribués partout en France, Suisse, Belgique et portant sur les différentes facettes de l’idée du revenu de base inconditionnel. Voici une initiative à saluer. On peut retrouver le projet de la revue ici. une soirée de lancement est prévue notamment à Paris c'est vendredi 12 décembre prochain, à Mutinerie Coworking (29 rue de Meaux), à partir de 20h jusque 22h.

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