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13 décembre 2014

La conception rurale d'Euro Disney - quelques éléments sur les Villages Nature de Seine et Marne

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L'actualité met en évidence ces jours-ci les Villages "nature" de Seine et Marne. A l'origine du projet le groupe propriétaire des centers parcs et le groupe Euro Disney. Près de 2000 logements devraient être réalisés autour d'un plan d'eau artificiel chauffé par géothermie. Le projet doit être achevé dans 8 années mais les premiers logements seront disponibles dans deux ans. Le complexe touristique, considéré comme une clé de voute du Grand Paris, bénéficie du soutien financier et politique des autorités publiques. 

Pour connaître la "nature" du porjet rien de mieux que de lire quelques lignes de Disney Gazette : "Villages Nature est un projet d'éco tourisme, pionnier en Europe, dont le concept se fonde sur la quête de l’harmonie entre l’homme et la nature. Il pourrait se décliner sur les quatre éléments de la planète (l’eau, la terre, l’air et le feu). Sa superficie atteindrait 530 hectares développés sur une période de 15 à 20 ans, et dont 10 % seulement serait occupés par le bâti.[...] Pour résumer, les Villages Nature, c'est un peu un projet d'énorme Center Parc, qui prendrait place en droit du Davy Crockett Ranch.."

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Une critique du projet dans L'Humanité.

 

La même semaine et dans le même département un village "nature", celui de Yèbles, lance un appel au financement participatif afin de reconstruire son école installée dans des préfabriqués depuis une trentaine d'années, école jugée aujourd'hui dangereuse. l'objectif est de compléter la subvention publique insuffisante. sur ce sujet, voir l'article de la Gazettte des communes, décembre 2014

 

 

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12 décembre 2014

Agriculture urbaine 2 - Une histoire des cultures en région parisienne

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La fécondation artificielle des pétunias dans les établissements Vilmorin

 

L’origine de l'agriculture de la région est médiévale. Les zones marécageuses qui jouxtent la Seine sont alors propriétés de l’Eglise. Elles sont mises en culture maraichère afin de contribuer à l’alimentation de la ville qui n’est pas encore la capitale assurée du Royaume. Les grands jardins bourgeois et aristocratiques prolongent cette première forme de culture commerciale parisienne. A partir du XVIe siècle, les capitaux urbains investissent quant à eux les plateaux pour contribuer à faire naître la région céréalière que l’on connaît encore aujourd’hui. Les petites vallées voient se développer la polyculture (vigne, fleurs, légumes, fruits) portée par de petits paysans. Au début du XIXe siècle, l’agriculture de la région est donc variée alliant cultures commerciales et vivrières, culture spécialisée et polyculture, grandes et petites exploitations.

 

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Les vergers de Chambourcy

 

Le chemin de fer qui se déploie en France dans les années 1830-1870 favorise la spécialisation des cultures dans les différentes régions de France. Dès cette époque les essences de fleurs du Midi font décliner la culture du rosier à Fontenay, les Halles recevant
les premiers colis de fleurs de la Côte d’Azur en novembre 1871. Les producteurs de la banlieue parisienne affrontent une première mondialisation puisque les chemins de fer charrient de l’Europe du sud et du Maghreb autant que de la Provence : des fruits, des fleurs et des légumes dont la précocité vient réduire le marché des producteurs parisiens. Dès la fin du XIXe siècle les maraichers parisiens doivent adapter leur production et abandonner certaines essences de fleur et de légumes. L’exode rural est alors en plein essor. La croissance urbaine commence à repousser les maraichages vers la périphérie.

 

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Culture des roses trémières

 

Cela ne signe pas la mort de la culture parisienne (à part pour la vigne qui est victime de la concurrence autant que de l’urbanisation) mais favorise au contraire la spécialisation (cresson, champignons, pépinières). La croissance de la capitale génère de fait une demande massive en fruits et légumes, ce qui soutient le développement continu de cette agriculture paysanne parisienne dans les premières décennies du siècle. Au milieu du XXe siècle le système de vente directe (aux Halles, sur les marchés de détail) permet à la culture maraichère de faire des bénéfices records (alors que le producteur de province récupère un tiers du prix de vente, l’agriculteur parisien peut en récupérer jusqu’à 85%) et d’employer une main d’œuvre nombreuse : ce type d’agriculture périurbaine maraichère emploie dix fois plus de salariés que l’agriculture céréalière des grands plateaux. C’est aussi une agriculture familiale.

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Culture des champignons à Carrières sous bois

 

L’exploitation maraichère traditionnelle souffre cependant déjà de plusieurs problèmes : concurrence du sud comme on l’a vu mais aussi raréfaction du fumier de cheval, conséquence du déclin relativement récent de la présence de l’animal dans les villes. Les productions florales se portent au contraire très bien (œillets, roses, orchidées, bulbes, jacinthes..) et les pépinières du sud de Paris (Sceaux, Villejuif) sont désormais portées par de grandes entreprises (Truffault, Vilmorin). Des cultures irriguées prennent place sur les champs d’épandage à l’ouest de la capitale tandis que les cultures fruitières prennent le tournant de l’intensification (Chambourcy).

 

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Dans les années 1950 le bilan de cette agriculture est positif. Portée par des initiatives individuelles, elle génère une production variée liée à un marché en expansion et elle fait vivre une population importante. Elle reste largement traditionnelle dans son mode de production et réticente à adopter les méthodes modernes développées en Hollande notamment.

 

Source : Michel Philipponneau, La vie rurale de la banlieue parisienne. Etude de géographie humaine, Paris, Armand Colin, 1959.

 

Une galerie de photos de Carrières sous Poissy dans les années 1950.

 

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11 décembre 2014

Agriculture urbaine 1 - Définition

 

D'après des chiffres de 2010, 800 millions de personnes pratiquent l’Agriculture urbaine dans le monde. Sur ce total un quart le ferait à des fins marchandes. Une part non négligeable de la production alie,ntaire mondiale est donc issue de la ville (probablement près de 15 %). L'essentiel de ces espaces se situe dans les pays en développement.

Jardin au bord du Niger

On est ici en plein centre de Bamako sur les bors du fleuve Niger, au pied du "1er pont" (photo JLB). Les planches maraichères sont cultivées de deux manières : sur les bords du fleuve quand il "redescend" à partir du mois de septembre, à proximité des villas du quartier.

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Dans les photos ci dessus on se trouve égalemetn en centre ville, celui de Tokyo. Pasona du nom d'une société japonaise de recrutement est une "ferme urbaine" dont la production est directement servie dans la cantine de l'immeuble. Ce modèle a le vent en poupe depuis la catastrophe de Fukushima.

Peut-on parler comme le font certains auteurs du développement de l'agriculture urbaine comme si on pouvait englober le modèle horizontal de Bamako et le modèle vertical et technophile de Tokyo ? Culture traditionnelle collective et hydroponie sont ils vraiment les deux faces d'un même mouvement de développement de l'agriculture dans les villes ?

Eco-quartiers, agriculture verticale, jardins partagés, maraichage péri-urbains, ... petit tour d'horizon des formes d'agriculture urbaine.

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sur le projet Pasona et l'agriculture verticale et techniciste japonaise on peut trouver des informations ici.

sur l'agriculture urbaine de Bamako on peut trouver des ifnormations sur le site de l'école d'agro-écologie de la ville : ici.

 

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10 décembre 2014

Mesure et démesure

rey question de taille

"Plus nos sociétés se livrent à cette frénésie de mesures, moins elles se révèlent aptes à respecter la mesure, au sens de juste mesure". C'est un mathématicien et philosophe qui parle, Olivier Rey dans son dernier livre Une Question de taille. La convocation de la thèse d'Illich sur les effets de seuil - les effets secondaires du développement - nous intéressera. Le problème en effet n'est-ce pas l'excroissance ? On trouve une brève critique sur le site biosphère et un article sur le livre dans Libé.

Un petit rappel de la conception illichienne de la démesure et des limites ? L'exemple de la vitesse par Etienne Verne :

Ivan Illich - Sur la vitesse ...

 

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09 décembre 2014

Un nouveau journal sur le revenu de base inconditionnel

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Un nouveau journal francophone de 20 pages tiré à 60 000 exemplaires, distribués partout en France, Suisse, Belgique et portant sur les différentes facettes de l’idée du revenu de base inconditionnel. Voici une initiative à saluer. On peut retrouver le projet de la revue ici. une soirée de lancement est prévue notamment à Paris c'est vendredi 12 décembre prochain, à Mutinerie Coworking (29 rue de Meaux), à partir de 20h jusque 22h.

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08 décembre 2014

Lettre du collectif IDf Décroissance - n°3 - Décembre 2014

Dans cette nouvelle livraison - pour l'occasion la lettre change un peu de forme et se développe - vous trouverez :

- des contributions originales sur Grothendieck, sur la némésis médicale, sur les thèses de la décroissance
- des nouvelles des activités du collectif
- des nouvelles locales et globales du mouvement de la décroissance
- des idées de lectures
- des infos sur les actions menées en IDF

La lettre peut être téléchargée ci dessous :

Lettre_du_collectif_Ile_de_France_D_croissance_n_3___pdf

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06 décembre 2014

Prochaine réunion du collectif IDF Décroissance

La prochaine réunion du collectif est prévue le mercredi 17 Décembre à 19 h.

Bourse du travail, 3 rue du Château d’Eau, Commission 3ème étage. Métro République.

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05 décembre 2014

Matériel de diffusion à télécharger

 

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afficheIDF charger le flyer jusqu'ou ? flyer_jusqu_ou

hulkcharger le flyer obsolescence : flyer_hulk_2

illich charger le flyer Illich : flyer_illich

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03 décembre 2014

Europe City - Le cauchemar près de chez vous.

C'est pour 2020 ? 600 000 mètres carrés construits sur 80 ha de terres agricoles en ile de France. Le projet immobilier mené par une filiale du groupe Auchan relève du cauchemar. C'est après le crash du concorde une nouvelle catastrophe pour cette partie de la région coincée entre aéroport, meubles suédois, autoroutes et usines automobiles. Un nouveau projet inutile (une piste de ski façon qatarie) présenté ci dessous en image et à partir de quelques liens explicatifs.

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Un article dans Le Monde (2013), un autre dans Le Figaro (nov 2014), dans Libération. sur les résistances locales, un article du Parisien (sept 2014).

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Triangle de Gonesse : 250 personnes contre Europa City

 Un entretien radio du collectif contre le triangle de Gonesse.

le point sur la lutte sur le site du collectif triangle de gonesse.

 

et au niveau national, la carte des grands projets inutiles et imposés : la carte de Reporterre, la carte de Rue89. une carte mondiale.

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01 décembre 2014

Un entretien avec Paul Ariès

Demain La Décroissance N°18 - Paul Ariès

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