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17 novembre 2013

Réunion autour de Michel CULUS. "Liens d'ici" invite "Ile de France Décroissance" Jeudi 21 novembre 20h30

 

Réunion autour de la lecture de Michel Culus d'un des derniers ouvrages du prolifique 

Yves Paccalet ("L'humanité disparaîtra, bon débarras!").

Face à l'impasse productiviste, entre le pic pétrolier, les "pics de tout", l'épuisement des sols arables,  le

réchauffement climatique et les catastrophes en cours (pollutions diverses et variées et nucléaires) , il

ne s'agit pas tant, pour nous,  de nous complaire dans une position catastrophiste que d'essayer  de

recenser  les solutions pour amortir (voire peut-être éviter) le collapse qui guette notre civilisation dans

un futur proche.

Avec Jean-Luc Pasquinet, tête de liste aux prochaines Européennes pour "Ile de France Décroissance",

Christian Ghiotti, Jean-François Latour et Julien Volganli , candidats aux dernières législatives , Anisabel

Veillot, Secrétaire Nationale du Parti Pour la Décroissance, et l'infatigable Michel Culus, lanceur d'alerte

éclairé.

 

C'est à J2P, au 28, rue Petit (Paris 19°)dans la salle habituelle, "la mappemonde", à partir de 20h30 .

Métro Laumière

 

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15 novembre 2013

APPEL POUR LES EUROPENNES

Appel à candidatures pour les élections Européennes (Ile-de-France Décroissance)

 

 

Pour une Europe unie CONTRE la BARBARIE !

CHOISIR la DÉCROISSANCE pour ne pas SUBIR la RÉCESSION !

Par quoi sont dominées nos sociétés ?

 

- l’idéologie productiviste du « toujours plus » ;

- l’illusion que l’homme serait extérieur à une Nature qui serait à son service ;

- l’illusion que les dégâts provoqués par la technique seront corrigés par encore plus d’innovations techniques ;

- la foi que grâce à la croissance du PIB tout ira mieux et  l’illusion qu’on pourra relancer cette croissance.

 

Pas de chance, comme le montre ce graphique, la croissance du PIB est derrière nous. Baisse continue du taux de croissance du PIB depuis 1970 !

 

Cette idéologie constitue d’autant plus un très grand danger pour l’ensemble du monde vivant qu’elle se heurte désormais aux limites physiques de la Planète ! Et une absence durable de « croissance du PIB » reste le pire des scénarios dans un système entièrement fondé sur cette dernière. Nous sommes donc inexorablement poussés vers la barbarie….les interventions militaires se multiplient, l’Europe c’est chacun pour soi !  Le racisme et  la violence sont banalisés….

 

Que faire ?  D’abord REDUIRE notre empreinte écologique :

 

Nous devons retrouver une empreinte écologique soutenable (ne pas consommer plus que la Nature ne peut fournir, ne pas produire plus de déchets que les écosystèmes ne peuvent en absorber). Cette empreinte est trois fois trop forte aujourd’hui. Changeons radicalement notre mode de vie !

 

Réévaluer, Ralentir, Relocaliser, Recycler, Réduire, Réutiliser, Redistribuer, Résister, …

Le programme de la décroissance politique est radicalement anti-capitaliste, anti-productiviste et anti-consumériste. Il vise à assurer à chacun-e le droit à une vie saine et digne pour  éviter et amortir les catastrophes climatique et écologique, en réformant de manière radicale l’organisation politique et sociale, afin de tendre vers une société socialement juste et écologiquement soutenable, en s’appuyant sur :

  • la relocalisation des productions et des consommations nécessaires ;
  • l’arrêt immédiat des nucléaires (civil et militaire) ; rupture avec la politique guerrière et coloniale (cf. Libye, Mali et Syrie) ;
  • l’après-développement (sortir de l’industrialisme, du mondialisme, de la compétition, en faveur de la coopération entre les territoires/régions, sociétés coopératives (salariés-actionnaires), d’une agriculture paysanne, de ceintures maraîchères vivrières autour des villes) ;
  • replacer le pouvoir politique sous le contrôle des citoyen-ne-s en leur confiant directement la gestion des affaires communes (démocratie réelle via démocraties directes à taille humaine – locales d’abord, puis régionales et  nationales-, tirage au sort/rotation/non-cumul/révocabilité des fonctions et mandats impératifs) ;
  • Diminution drastique de la publicité, des achats à crédit, interdiction de l’obsolescence programmée ;
  • La réduction  et le partage du temps de travail ;
  • Dotation inconditionnelle d’autonomie (revenu inconditionnel, gratuités, monnaies locales fondantes) et Revenu Maximum Acceptable (l’échelle de revenus est de 1 à 4000 aujourd’hui!) ; une révolution par les gratuités (des besoins de base et sur-renchérissement des mésusages, notamment anti-écologiques) ;
  • Fin de la politique nataliste.

 Les capacités à faire mieux avec moins existent.  

Aujourd’hui, ce choix vous appartient.

 

Rejoignez-nous dès maintenant pour promouvoir en Ile-de-France les idées de la décroissance aux élections européennes[1] !                                      iledefrancedecroissance@hotmail.fr



[1] date du scrutin : 25 mai 2014.

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deuxième réunion pour les européennes. (le compte rendu de la réunion d'octobre manque ici)

1 - CR de notre réunion d'hier 12/11/2013

 

A - Appel :

-Le texte final a été corrigé et adopté, il sera remis au propre par Christian et envoyé au comité d'organisation avant envoi sur la liste décroissance IDF

-Il sera accompagné d'un mail d'accompagnement, appelant à candidater et à souscrire (AP : CG) pour recueillir les candidatures invitation à répondre à l'adresse : jlp38@wanadoo.fr. Pour la souscription il faut préciser une adresse postale pour envoyer les chèques (AP : JLP qui a contacté JFL) et s'assurer que l'on pourra être remboursé et dans quelles conditions (AP : CG auprès de Roland Mérieux)

-Le tout sera aussi envoyé sur la liste large et nationale pour information : AP Anne Isabelle

 

B- Le film :

 

-s'assurer des droits, et surtout si l'on peut reprendre et modifier et comment le film présenté en 2009 auprès d'Abel : AP : Anne Isabelle

-la condition pour que l'on puisse "passer à la TV" étant d'avoir 5 listes régionales, le travail de modification sera fait au niveau national, étant entendu que l'on reprendra l'idée de l'escargot qui traverse l'écran et cett fois-ci PROPOSE....au lieu de poser des questions.

 

 

C-Profession de foi :

 

-On s'appuie sur un texte remis par Michel Culus (AP : JLP qui doit dactylographier ce texte manuscrit), et un autre de Christian Giotti (AP : CG qui doit le renvoyer).

-On commence à travailler par email et on conclut le mardi 10 Décembre lors de la prochaine réunion à J2P (merci à CG de réserver la salle); Penser à amener un ordinateur portable (qui en a un  ?), à 19h

 

Hors réunion:

visite de Nicolas Roméas, directeur de la revue  "Cassandre-Horschamp". On lui propose de présenter son travail sur "le symbolique et le quantitatif" lors d'une réunion début janvier dans le cadre des rencontres des OC en IDF, et hors du cadre "élections européennes".

 

Proposition de mail de CG ci-dessous : Avec mes amendements

 

-Face aux ravages du productivisme et de l'ultralibéralisme,  face aux catastrophes écologiques en cours, face à la montée de la barbarie, la Décroissance politique a aujourd'hui une responsabilité historique.  Nos analyses et nos conclusions sont plus que jamais d'actualité.
>  Ile-de-France Décroissance propose de présenter une liste pour les Européennes.
>  Vous trouverez en pièce jointe notre appel à candidatures.
> Décroissant-e-s, Objecteurs-trices de croissance, nous avons besoin de votre soutien.
> Vous pouvez dès aujourd'hui nous proposer votre candidature à l'adresse suivante :  iledefrancedecroissance@hotmail.fr ou jlp38@wanadoo.fr

> Si vous pouvez souscrire pour pouvoir imprimer des professions de foi, merci d'envoyer vos dons à l'adresse suivante : JF Latour 9 bis, villa de Saint Mandé 75012 Paris, nous vérifions s'il sera possible et à quelles conditions de se faire rembourser en partie.


> Salutations militantes.
> Christian Ghiotti

 

 

D - Appel dans l'appel :

 

Nous n'étions que quatre hier, si d'autres personnes pouvaient s'impliquer ça serait bien, même si on est bien d'accord : les élections c'est chiant...l'idée étant d'obtenir un résultat maximum avec un minimum de travail et d'implication....L'idée je le rappelle ce n'est pas de faire campagne pour être élu mais pour alerter sur l'état désastreux

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18 septembre 2013

Réunion de Rentrée Vendredi 20 septembre 19H30 au "Lieu-Dit"

le-de-France Décroissance fait sa réunion de rentrée ce vendredi 20 septembre,
au "Lieu Dit", 6 rue Sorbier, paris 20° Métro : Ménilmontant.

  Nous nous retrouverons à partir de 19h30, et prévoyons d’aborder les points suivants :
- présentation du livre de Michel Lepesant, « Politique(s) de la Décroissance ; Propositions pour penser et faire la transition », et de l’ouvrage collectif « L’Antiproductivisme, un défi pour la gauche ? », et discussion

-   élections municipales qui se profilent à Paris et ailleurs et sans nous, trop souvent ; élections européennes

-   avenir du mouvement francilien de la décroissance (objets des réunions, rythmes, bilan, analyse de la situation)

 

CChristian Ghiotti

 

 

 

 

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01 juillet 2013

adresse pour nous contacter : iledefrancedecroissance@hotmail.fr

 Bonjour,

 l'adresse pour nous contacter est : iledefrancedecroissance@hotmail.fr

et non pas l'adresse périmée sur la gauche de la page (avec l'association adoc qui a vécu...).

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11 juin 2013

Réunion du 14 juin reportée

Bonjour, la réunion du vendredi 14 juin, au 28, rue Petit est annulée.

Les personnes qui veulent nous contacter peuvent le faire par mail à l'adresse suivante :

  orga-oc-et-decroissants-idf@lists.riseup.net

 

Elles peuvent aussi laisser un message sur ce blog.

 

La prochaine réunion sera annoncée : je précise que cette réunion du 14 était une réunion locale, pour traiter de questions

pouvant se poser dans le quartier Manin-Laumière-Jaurès (Paris 19°), qu'elle avait pour but de faire venir des riverains et que les municipales ne sont pas ici à l'ordre du jour. Il s'agit de voir ce que nous pouvons ici et maitenant proposer dans l'espace local.

Si les escargots se veulent des cellules imaginales pour le monde de demain, dans l'après-développement, il nous appartient tout d'abord d'essaimer et de créer des groupes locaux. On peut aussi se retrouver entre nous, mais c'est une autre histoire.

Christian

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07 juin 2013

La décroissance ici/maintenant. "Liens d'ici". Réunion publique Paris 19°.

 

 La décroissance dans votre arrondissement, dans votre quartier.
 

 Se rencontrer, partager, agir : MOINS DE BIENS, PLUS DE LIENS!

   

  avec Christian Ghiotti, candidat de la décroissance aux dernières législatives.

 Constitution de l'association "liens d'ici"... Sur le quartier Manin-Jaurès-Laumière (Paris 19°)

 

                      appel à participation...

 

  C'est vendredi 14 juin 2013 à 19h à J2P, salle La Mappemonde, Paris 19°  métro : Laumière

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25 mai 2013

réunion le samedi 1er juin 2013

Nous nous réunissons samedi 1er juin dans un nouveau lieu pour nous : l'OKAY café, sur le canal de l'Ourcq, dans le 19°.

 C'est samedi 1er juin, à partir de 14h30, pour les militants. Le public, s'il y en a, un public que nous souhaitons motivés par les municipales qui arrivent est invité à partir de 15h30.

 

   c'est là : http://www.yelp.fr/biz/okay-caf%C3%A9-paris-2

 

à samedi.

Christian

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16 mars 2013

Réunion publique ILE DE FRANCE DECROISSANCE. Samedi 30 mars. 15h. J2P "la mappemonde", 28, rue Petit. Paris 19°

 Réunion publique ILE DE FRANCE DECROISSANCE

 

  thème : "ACTUALITE DE LA DECROISSANCE"

                      avec   Christian Ghiotti, et l'association LIENS D'ICI

                           candidat de la décroissance aux dernières législatives dans le 19° (16° circons.)

   C'est à "la mappemonde", J2P, 28, rue Petit  75019

                            (métro : Laumière -sur ligne 5)

 

 Venez nombreux!

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10 février 2013

Quelles alternatives? par Jean-Luc Pasquinet

 

Quelles alternatives au développement durable : écosocialisme ou décroissance ?

 

A) La question d’alternatives au DD, pose la question de la vision de l’avenir

 

                1) La décroissance n’est pas unie en ce qui concerne la vision de l’avenir

                2) Le complexe d’Orphée.

 

1) Tout d’abord ne pas oublier que la décroissance n’est pas une, mais en gros divisée entre deux visions de l’avenir : ceux qui croient que la catastrophe est inévitable et ceux qui croient qu’elle peut encore être évitée… :

 

Dans les années 70 de façon dominante et encore aujourd’hui de façon plus discrète, quand on abordait le thème de la catastrophe, il était de bon ton dans le milieu écologiste et gauchiste de fustiger les « catastrophistes », et par exemple au sujet du nucléaire pendant longtemps les opposants n’ont pas mis en avant l’accident nucléaire aux conséquences sans communes mesures avec un accident industriel, mais plutôt l’absence de démocratie, les déchets ou bien le réchauffement des eaux usées.

On peut se demander si au sein des objecteurs de croissance n’apparaît pas non plus un dissensus entre deux positions autour de la catastrophe.

 

Une  qui pense que la catastrophe est inévitable et l’autre que la catastrophe peut être évitée.

La première pense que l’enjeu c’est de tirer la sonnette d’alarme et ainsi espère sauver un maximum de gens, l’autre pense que la catastrophe sera évitable et que la première catastrophe n’est pas écologique mais sociale et politique, c’est la barbarie qui pourrait accompagner l’effondrement de la société industrielle. En mettant en oeuvre le « buen vivir » une société plus équitable et durable, on pourra éviter cette catastrophe.

Parmi ceux qui pensent que la catastrophe peut être évitée :  Serge Latouche : p. 63, p. 64, p.67 de « Où va le monde ? »  « Finalement, la grande implosion annoncée par Pierre Thuillier ne se produira pas », Paul Ariès.

Les autres : Paul Cherfurka, « Population et énergie ». Bertrand Méheutz « la politique de l’oxymore ».

Pourquoi par exemple Bertrand Méheutz pense-t’il que la catastrophe est inévitable ? A cause de  la contradiction suivante : l’impossibilité de la généralisation de la société de consommation et même de son maintien en l’état, alors qu’elle est devenue la seule aspiration collective véritable.

 

Ce distingo est important, ceux qui pensent que la catastrophe est inévitable auront moins tendance à réfléchir à la question sociale (même s’ils ne se l’interdisent pas) et plus à se contenter d’alerter, les autres au contraire sont venus à la décroissance à partir d’une critique du capitalisme ou du développement, ils parlent donc de la supériorité du « buen vivir », et parfois d’un avenir radieux….loin des contraintes de la société industrielle que nous connaissons.

 

1)      Ensuite ne pas oubllier le complexe d’Orphée :

 

Une autre distinction importante à noter concerne la différence de vision entre un objecteur de croissance et un socialiste scintifique. Et là, on aborde ce que j’appelle le « complexe d’Orphée », ou la peur de regarder en arrière….

Les OC ont rompu avec le socialisme scientifique, ils ne croient pas que l’histoire ait un sens prédéfini, la fin de l’humanité est une chose tout à fait possible pour les Objecteurs de Croissance. Ils ne croient pas non plus à la surdétermination de la prise du pouvoir politique de l’Etat.

La décroissance, a priori, à la différence des socialistes scientifiques  mettrait plus son espoir dans le passé, non point exactement dans le retour à un passé révolu et fantasmé car  il ne s’agit pas non plus de nostalgie, mais plutôt de retour à un situation - avant - un élément porteur de la catastrophe vers laquelle nous allons de plus en plus vite. Par exemple, retour avant le nucléaire,  retour avant le tout-pesticide,  retour avant le tout bagnole, etc…

Bien sûr ce « retour » doit se faire dans des conditions sociales optimales. D’où les réflexions sur l’écosocialisme, le retour au « socialisme utopique ».

 

 

B- quelles alternatives au DD ?

 

2)      Comment se positionnne la décroissance vis-à vis du DD ?

 

Si on cherche des alternatives au DD c’est qu’il ne répond pas aux défis de notre époque, pour les raisons suivantes

 

  1. La première et la plus importante, c’est que le DD est une ultime tentative de sauver le capitalisme et le productivisme, or les OC sont anticapitalistes et antiproductivistes.
  2. Cependant, cela ne veut pas dire que les OC sont socialistes, car en fait comme je l’expliquerai plus loin les OC rejettent aussi le socialisme dit « scientifique » qui est fondamentalement productiviste et pronucléaire par exemple.
  3. c.       Autre critique connue du DD : « Le DD c’est polluer moins pour polluer plus longtemps » : Paul Ariès
  4. d.     Enfin, il ne peut pas y avoir de développement immatériel uniquement, remplaçant le développement matériel :

 

Exemple, je ne peux pas faire un cours d’anglais d’une heure dans 15mn de temps…donc il y a une limite physique à l’immatériel, en l’occurrence 24 h et à condition que je ne dorme jamais…

 

3)      Quant à l’alternative au DD elle soulève plusieurs questions et essentiellement deux :

 

  1. a.      La question de la propriété des moyens de production et de l’organisation du travail :

 

C’est le grand thème du mouvement ouvrier et révolutionnaire que la remise en cause de la propriété juridique du capital. Pour celui-ci l’enjeu sociétale était d’abord un enjeu de « mode de production », cad de mode de propriété du capital. D’un côté des capitalistes propriétaires du capital et pouvant imposer leurs conditions à des travailleurs pieds et poings liés, car n’ayant rien d’autre que leurs bras (sic !).

Cependant à cause de cette vision ils ont oublié de poser la question du « produit ». Toutes marchandises étaient bonnes pourvus qu’elles puissent permettre de créer des emplois pour les uns ou de faire des profits pour les autres. Le dissensus entre socialistes et capitalistes portaient sur la propriété, grâce à la propriété socialiste, l’économie serait mieux gérée pensait-on, alors que les autres ne juraient que par le marché.

La décroissance elle, commence par questionner le « produit », et pose la question sociale à partir du produit. Dans cette vision l’enjeu social et le capitalisme n’est plus seulement un enjeu juridIque de mode de propriété, mais plutôt un enjeu civilisationnel de mode de consommation et de façon de produire.

Le capitalisme « ne peut exister sans bouleverser constamment les moyens de production » (K. Marx) et donc, ce qui le caractériserait serait plus cette soif d’innovations continues ou de « déferlement technologique » que la propriété privée des moyens de production. Innovations pour réduire les coûts du travail et offrir toujours plus de marchandises ; mais plus rarement innovations pour satisfaire de réels besoins et surtout dominée par la vision d’une nature-objet aux ressources inépuisables et uniquement au service de l’homme, ce qui n’est pas le cas….

La question sociale vue à travers le « produit » cela signifie qu’on se pose la question de l’usage et du mésusage, de l’intensité ressources naturelles non renouvelables et déchets de chaque produit, qu’on vise à l’insérer dans un biotope d’entreprises afin que les déchets de l’une puisse servir de ressource à l’autre. Bien sûr, il s’agit aussi de questionner l’organisation du travail qui ne peut plus être de type « fordiste », car l’enjeu n’est plus uniquement productiviste mais aussi, mais surtout politique, d’où l’intérêt des Objecteurs de Croissance pour l’autogestion qui permet mieux de re limiter, de limiter la durée du travail, etc…bref, dans la vision juridique et capitaliste de la production il n’est pas question de la loi d’entropie ni du caractère irréversible et destructif de l’acte de produire…grosse différence d’avec la vision des objecteurs de croissance.

Par conséquent, une réflexion sociale de la décroissance doit partir du produit et réorganiser la société à partir de celui-ci.

Et loin de nous, l’idée de nationaliser et de renforcer la main-mise de l’Etat ;  les pistes de recherche des objecteurs de croissance seraient plutôt autour de l’association et de la création de fonds d’investissements gérés démocratiquement et possédés par des municipalités, des régions, des associations, des particuliers par exemple afin de racheter les terres agricoles autour des grandes villes afin d’y recréer des ceintures maraichères biologiques, y installer des paysans et recréer des emplois alors que le secteur primaire ne cesse d’en perdre….Un peu à l’instar de ce que fait « Terre de liens »….avec un retour sur investissement très bas, car il ne s’agit pas de spéculation.

Mais on peut aussi penser à des fonds identiques pour racheter des entreprises, ou y investir afin de les aider à recycler leur production, et à y développer l’autogestion, etc…

 

  1. b.     La question de la planification :

 

Qui dit socialisme, dit planification et c’est normal puisque le marché est la cause de la destruction de la nature et de la société et qu’il est important d’essayer d’en réduire son impact.

Néanmoins, devons-nous revenir à la planification de type « soviétique », même « démocratique » ?

Personnellement je ne le pense pas. J’établirais une distinction entre plusieurs types de planifications.

Une planification nationale à visée productive et une planification internationale à visée protectrice de la ressource.

Et bien entendu, je préfèrerais que l’on développe une planification internationale pour protéger les ressources non renouvelables et mieux les répartir. Chose facile à mettre en œuvre en ce qui concerne par exemple la ressource halieutiques, mais plus difficile pour ce qui concerne des ressources qui ne se trouvent pas dans des « terra nullus » dominées par aucun Etat. Et ce sera l’enjeu fondamental qui nous attend que cette répartition des ressources rares, au niveau international.

D’ailleurs, cette opposition national-international est pertinente pour définir le capitalisme à notre époque. Nous savons depuis Fernand Braudel qu’il existe trois types de marchés, le marché domestique, dominé par la gratuité, il s’agit de simples échanges dans la sphère domestique, le marché national dominé par des règles strictes, le prix du pain est de tant, on ne doit pas sortir les grains de la région, le marché n’a lieu que tel ou tel jour…. Enfin, il existe un troisième marché dit « speculatif » et international où on joue sur les différences de règles, ou bien où il n’y a plus de règles, autre que celle de faire un profit maximal, en se permettant de faire à l’étranger ce qui est interdit chez soi, par exemple en vendant des esclaves, alors que l’esclavage est interdit en France, ou bien en investissant dans des pays ne respectant pas le droit international du travail….L’enjeu « anticapitaliste » , finalement n’est-il pas d’abord de lutter contre ce marché international spéculatif ?

Pour ce qui est du marché national il doit être strictement régulé, notamment en ce qui concerne les produits. Une planification légère doit être mise en place afin de créer ce biotope d’entreprises déjà évoqué ci-dessus et la relocalisation de l’économie.

C’est dans l’articulation entre cette « planification internationale » et « planification pour la relocalisation » que doit partir la réflexion des objecteurs de croissance.

 

 

Annexes :

 

1 - Propositions du MOC

 

  1. arrêt de tous les nucléaires, au temps t le plus proche,

techniquement parlant,

  1. réduction massive du temps de travail et droit au temps

partiel choisi,

  1. défense réelle de services publics relocalisés en régies

territoriales autogérées, pour la révolution de la gratuité,

  1. réforme immédiate des retraites par la mise en place

d'une retraite d'un montant unique, pour tous, dès 60 ans,

  1. égalité réelle des femmes et des hommes,
  2. abolition des dettes du Sud global, à qui sont dus la dette écologique

et le droit à un « tunnel de croissance », vers le buen vivir,

  1. assurer à toutE licenciéE la continuité de son revenu par

la mise en place de fonds de reconversion abondés par

les richesses socialisées,

  1. garantie aux plus jeunEs d’une vie décente et autonome

par une allocation universelle de 18 à 25 ans,

  1. mise en avant des dettes sociales et des dettes

écologiques pour cadrer toute discussion budgétaire,

  1. exemple encore plus concret, par ex. sur l'automobile :

garantie pièces et main-d'oeuvre sur 10-15 ans, limitation

de tous les moteurs à 90 km/h (autoroutes inutiles),

  1. démocratie maintenant : proportionnelle, pluralisme des modes

de désignation (tirage au sort, délégation, mandat impératif) et

de décision, mandats courts, non-cumulables, révocables…

  1. création d’un fonds pour la reconversion économique et

la transition écologique, par la relocalisation, vers des

produits socialement utiles et écologiquement soutenables,

  1. la mise en place d’un plancher des revenus implique celle

d’un plafond : pour un revenu maximum (d’un montant)

acceptable (RMA), avec un écart de 1 à 6,

  1. assumer l’audace des décisions politiques unilatérales :

pour l’Europe, les monnaies, les nucléaires, la fiscalité…

 

2 - Alors que la situation est si critique pourquoi les gens sont-ils si peu intéressés à la décroissance ?

 

I-                    Ils savent mais ils font comme si il n’y aura pas de problème, ils sont dans le déni, le nihilisme. Citation de Meheutz : « et pour l’instant cette connaissance ne semble pas servir à grand-chose. Dans une certaine mesure, elle contribue même à nous paralyser. »

II-                  Ils savent plus ou moins, sont angoissés et finalement demandent à l’Etat de leur mentir pour que tout continue comme avant et que leur angoisse baisse : thèse de Roger Belbeoch : « Tchernoblues ». Esprit frappeur …et ça marche !

III-                Les médias parlent peu des lanceurs d’alerte ou lorsqu’ils le font ils risquent de perdre de l’audience. Les syndicats non plus car ils risquent de perdre leurs adhérents, de façon générale les corps intermédiaires (syndicats, médecins, journalistes, avocats) ont démissionné. « Modérer la croissance est une entreprise de politique internationale elle se heurtera non à la lutte des classes, mais à la complicité des classes syndicats ouvriers, syndicats patronaux, confédérations de cadres opposés quant au libellé des feuilles de paie sont solidaires quant à l’expansion. » André Amar 1973 N° de la NeF.

IV-                Ils ont la foi, qu’il y aura une solution technique aux problèmes posés par la technique et en la « croissance verte », le développement durable : qui est polluer moins pour polluer plus longtemps.

V-                  La croissance est inscrite dans la Constitution de la Vème république, s’y opposer est quasiment un acte « anticonstitutionnel ».

VI-                La distraction a remplacé l’information. La société a été détruite, la séparation est organisée par la TV, la voiture et son monde….

VII-              La politique est dévalorisée, la vision dominante de la politique c’est à travers le prisme de l’entreprise, la gestion de la société a disparu derrière les impératifs de la gestion des entreprises, qui ont été repris par les employés.

 

 

 

 

 

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