On aurait pu croire que le combat pour la défense de la langue française ne concernait que le Québec et l'Acadie (renommée New-Brunswick depuis la colonisation anglaise), il nous faut malheureusement nous réveiller dans un monde où la disparition de notre langue n'est plus impossible.

La France est de plus en plus intégrée dans l'Empire américain, le dernier abandon remonte au retour de notre pays dans l'OTAN, honteuse décision préparée par Chirac en 1995 et prise par Sarkozy en 2009.

Mais le pire n'est pas là, d'après un article paru dans le journal Le Monde (27/28 janvier 2019), "une centaine d'écrivains, d'essayistes, de journalistes et d'artistes s'indigne de voir le "globish", un sous-anglais supplanter notre langue." Ils constatent que partout l'anglais tend à remplacer peu à peu le français à "la vitesse d'un mot par jour".

Ils peuvent rappeler que notre langue est parlée par près de 300 millions de personnes dans le monde, mais oublient d'évoquer que seules 80 millions l'ont pour langue maternelle, contre près de 380 millions pour l'anglais !

Le pire est atteint lorsque dans un salon de livres français, on trouve évoqué la littérature "young adult" : un scandale !

Il ne s'agit pas de nationalisme, il s'agit de biodiversité, il  est de l'intérêt de tous y compris des anglophones que le français ne disparaisse pas, mais c'est aux francophones de se battre contre l'envahissement de la langue  anglo-saxonne, de sa culture utilitariste et dominée par la recherche de la valeur économique, et cela en mettant en avant la critique de la valeur, l'anticapitalisme, l'antiproductivisme, l'antinucléaire et la relocalisation, bref en un mot la décroissance afin de survivre !