Et si l'augmentation du prix des carburants liés à la disparition des services publics obligeant certaines parties de la population à utiliser plus l'automobile pouvait être une cause directe de ce mouvement ?

 La véritable cause de la crise des subprimes :

(Source : James Hamilton, 2013, "The Death of Peak Oil", sur son blog http://www.econbrowser.com/.) : https://blogs.mediapart.fr/julien-milanesi/blog/241113/le-petrole-et-la-crise

D'après les travaux de Bob Kaufmann et de ses collègues (3), les défauts de remboursement de prêts immobiliers aux États-Unis sont statistiquement liés aux prix de l'énergie. Ils valident ainsi l'intuition selon laquelle, dans les années précédant la crise des subprime (voir ci-dessous), au fur et à mesure que le prix du pétrole augmentait, de plus en plus de familles cessaient de rembourser leur prêt immobilier pour pouvoir continuer à mettre de l'essence dans leur(s) voiture(s) pour aller travailler. Joe Cortright (4) va plus loin en y voyant la raison essentielle de l'éclatement de la bulle immobilière. Ce choc pétrolier marque ainsi pour lui un tournant dans l'aménagement du territoire de son pays, qui se manifeste notamment dans la dévalorisation des logements les plus éloignés des centres villes et dans la baisse des distances parcourues en voiture par les Étasunien·ne·s depuis 2005 (phénomène également observable en France, voir chronique précédente).

> > James Hamilton (5) remarque pour sa part que, suite à ces augmentations de prix du carburant, les ménages ont décidé de s'équiper en véhicules plus économes. Il note ainsi qu'entre 2007 et 2008 ses compatriotes ont acheté 23 % de pick-ups, 4x4 et autres grosses éponges à mazout fabriquées aux États-Unis en moins, tandis qu'ils importaient 9 % de (petites) voitures en plus. Sans la baisse de la production automobile qui en a résulté, les États-Unis n'auraient pas été en récession sur cette période.

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