Dans cet article, B. Cramer nous rappelle que l’armée pour maintenir 400 tanks, 1200 avions et hélicoptères et 120 navires, gaspille énormément de pétrole et émet beaucoup de gaz à effet de serre.


« Pour paraphraser Yves Lacoste, le pétrole, ça sert d’abord à faire la guerre. Les machines de guerre brûlent tellement de combustible que les consommations ne s’expriment pas en litres/100 km mais en litres/heure. Les pays disposant des plus grands arsenaux sont aussi les plus gros consommateurs de carburant. »


En 2011 l’armée américaine a consommé 117 millions de barils de pétrole, soit ce qu'a consommé l’ensemble du parc automobile britannique (31 millions de voitures particulières en 2011).


Mais le pire c’est que le protocole de Kyoto a exclu le transport aérien, (y compris l’aviation militaire) « qui représente 20 à 25 % de la consommation de carburant »….et donc leurs émissions ne sont pas comptabilisées.
Une façon de « rappeler que la mission que s’attribue les forces armées consiste à mener des guerres, non de combattre le réchauffement climatique ».


D’après B. Cramer in Bilan carbone et exception militaire, Alternatives Non violentes n°183, 1er Mai 2017