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La consommation d’appareils électroniques - 75 millions de tonnes cette année - dont la durée de "vie" est réduite génère une masse de déchets la plupart du temps transférée en dehors de leur lieu de consommation (c'est-à-dire en Chine, en Inde, en Afrique). La moindre durabilité des téléviseurs et des frigidaires est bien connue, de même que celle des téléphones mobiles et celle des ordinateurs portables - entre deux et quatre ans - soumis à un turn over esthético-technique délirant. A notre passif : 7 kilos de déchets de cette nature par personne (en moyenne) dont les trois quarts en sont pas recyclés officiellement alors qu'ils contiennent des métaux précieux dont la ressource s'épuise rapidement et dont les effets environnementaux sont également bien connus. De nombreux êtres vivants seront à n'en pas douter protégés contre l'incendie par l'heureux transfert dans la nature des retardeurs de flamme recouvrant ces objets modernes.

Comme le rappelle Latouche, l’obsolescence technique, l’obsolescence symbolique et l’obsolescence programmée sont toutes trois planifiées afin de faire croître la consommation. Ce concept étant l'objet d'une récupération du monde économique et même de la publicité il est toujours bon de revenir aux fondamentaux.

On peut lire un aticle sur le Devoir du 22 décembre 2014 et un article de synthèse sur l'obsolescence prorammée.

Un entretien avec Serge Latouche (2013). On peut voir un site de Mines paristech dédié à la "controverse" sur l'obsolescence programmée.